Archive de la catégorie ‘Anecdotes’

Crfpa.unblog Chapter 2

Dimanche 7 février 2010

- Il est arrivé…

- Mais de qui parlez-vous cher ami ?

- Zorro…

Un nouveau rédacteur a fait son apparition et va bientôt signer de la pointe de ses doigts de fée de nouveaux articles ! Le blog reprend du service.

Roulements de tambour et levée de rideau prochaînement…

Fin de l’histoire ?

Lundi 28 décembre 2009

Toute histoire a une fin. Mais est-ce déjà la fin de ce blog ?

Après un an d’existence, la fermeture du blog est annoncée. Il s’agit de la fin d’un cycle et du commencement d’un nouveau pour ses rédacteurs. L’histoire peut pourtant continuer, mais il ne tient qu’à vous Chers Lecteurs d’en changer l’issue…

Pour ma part, cette expérience a véritablement été enrichissante sur le plan intellectuel. J’ai aimé rédiger des articles ludiques. J’ai aimé faire des petites blagues ou écrire sur des sujets  »satellites » au CRFPA (cf. Ah… Beaubourg!). J’ai aimé réfléchir sur les libertés fondamentales. Et surtout, je vous avoue un petit secret: lorsqu’on est rédacteur et en même temps candidat au CRFPA, on se tient au courant de l’actualité juridique toute l’année car:

  1. on ne veut pas passer à côté d’un sujet qui pourrait tomber au grand Oral;
  2. c’est l’actualité juridique qui nous donne des sujets d’articles pour le blog.

Si vous souhaitez devenir rédacteurs, lancez-vous, c’est le moment ! Les sujets sont vastes et vous rédigez selon votre propre style. Votre anonymat est préservé dès lors que vous publiez sous un pseudonyme. Pour nous contacter, cliquez sur l’onglet contacts.

Un dernier secret que je vous confie: après avoir réfléchi sur divers sujets et écrit plusieurs articles, on se rend compte que notre raisonnement juridique s’est affûté…

Sur ces belles paroles, je vous dit au revoir ou à bientôt pour de nouvelles aventures.

 

Obligation d’afficher le portrait du Président en mairie ?

Samedi 3 octobre 2009

Petite anecdote, peu intéressante, mais qui peut faire sourire…!

Une réponse ministérielle précise qu’il n’existe pas d’obligation légale d’apposition du portrait du Président en mairie; celle-ci résultant de la tradition républicaine. Notre cher Président ne pourra donc être présent dans toutes les mairies ! Argh, de la publicité en moins…

 Texte de la question :

« M. Éric Raoult attire l’attention de M. le secrétaire d’État à l’intérieur et aux collectivités territoriales sur le refus de certains maires d’apposer le portrait officiel du Chef de l’État, dans les mairies. Cette attitude, discourtoise à l’égard du Président de la République, n’est pas républicaine puisqu’elle fait souvent preuve d’un engagement politique et partisan. Il conviendrait donc de rappeler à ces maires, souvent de gauche, que ce genre de méthode est regrettable, voire répréhensible. Elle dénote une certaine contestation des institutions politiques. Accrocher le portrait du Président de la République dans une mairie ne doit pas être un geste politique, mais une preuve civique d’appartenance à un pays démocratique et républicain que l’ensemble des élus locaux doit respecter. Il lui demande donc ce qu’il compte faire en la matière.« 

Texte de la réponse :

« Aucun texte de nature législative ou réglementaire ne prescrit l’utilisation des symboles républicains, que sont le drapeau national, le buste de Marianne, le portrait du Président de la République ou la devise de la République, dans les bâtiments publics. Il convient de noter que la Constitution, dans son article 2, précise uniquement que l’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge et que la devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité. » L’usage de ces symboles dans les établissements publics ne repose donc que sur une coutume inspirée de la tradition républicaine. Cette tradition étant généralement bien respectée par les maires, les textes ne prévoient pas actuellement de sanction administrative ou pénale, en cas de dérogation à cette coutume républicaine. Un rapport parlementaire sur le respect des symboles de la République a été récemment remis au ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Le Gouvernement sera amené à prendre prochainement des initiatives sur la base des propositions contenues dans ce rapport. »

Source : Rép. min. n° 48533 : JOAN Q 14 juill. 2009, p. 7083

La bonne affaire: une vente de ses origines éthniques

Dimanche 29 mars 2009

Après le jeune diplômé qui se solde sur un célèbre site internet d’enchères, en voilà un autre qui vend ses origines ethniques sur ce même site! Cette cession aurait pour objectif d’optimiser ses chances de trouver un emploi! Il se fonde sur un baromètre de la discrimination à l’embauche publié par une société de travail temporaire affirmant que l’origine éthnique et la localisation géographique diminuent ses chances de trouver un emploi. Etude sérieuse ou non, aucune réponse à cela.

Une question tout autre vient pourtant à se poser: ce genre de buzz augmente-t-il les chances de trouver un emploi? Si oui, alors n’hésitez plus, jeunes diplômés. 

50 € d’indemnisation pour 27 ans de prison

Jeudi 26 mars 2009

Triste anecdote en Angleterre: un homme ayant été jugé coupable du meurtre d’une femme a récemment été innocenté après avoir passé 27 ans en prison; ceci grâce à une comparaison des échantillons d’adn prélevés sur le lieu du crime et le sien (source: guardian).

Le meilleur est pourtant à venir: il a reçu une indemnité de 50 € en dédommagement de ces 27 ans de prison, soit 1,85€ par année de détention. Cela lui permettra tout juste d’aller fêter ça dans un burger king du coin et de payer à chacun de ses proches un menu whooper.

C’est la crise…

Jeudi 12 mars 2009

Il fallait oser: 

http://www.dailymotion.com/video/x8hs1y

Evidemment, cette pratique est illégale en vertu du principe d’indisponibilité du corps humain (art. 16 et suivants du Code civil), même en temps de crise…

Serial plaideur

Lundi 2 mars 2009

« Comment pouvez-vous défendre un criminel pareil ? »
Cette question posée à un avocat est aussi absurde que celle posée à un médecin, « Comment pouvez-vous le soigner ? ».

Réponse à ces âmes inquiètes : « La profession d’avocat n’est pas seulement l’exercice d’une technique, c’est aussi et avant tout une manière d’assumer l’humanité de tous les hommes, coupables ou non. »

Jacques Vergès

Cette citation résume la pièce de Jacques Vergès intitulée « Serial plaideur », dont la dernière représentation a eu lieu ce lundi 23 février 2009 au théâtre de la Madeleine. 

Ayant moi-même assisté à cette ultime représentation, la pièce méritait bien un petit article sur ce blog.

Une très belle rhétorique accompagnée de nombreuses références historiques, littéraires, cinématographiques, puis complétée d’anecdotes juridiques. L’avocat de la terreur nous entraîne dans son monde, nous emmène dans les entrailles de ses dossiers: de ceux qui l’ont marqué à vie aux plus médiatisés.

M. Vergès met un point d’honneur à préciser la fonction de l’avocat: celle de défendre, mais surtout celle de défendre tous les êtres humains, sans distinction; qu’ils soient criminels ou victimes. 

Pour ma part, je retiendrai que l’avocat selon Jacques Vergès n’a pas pour fonction d’excuser, mais d’éclairer.

 

 

Ah… Beaubourg!

Dimanche 11 janvier 2009

Beaubourg pour les intimes, bibliothèque du centre Pompidou pour les autres; on peut appeler cet endroit comme on le souhaite. Il s’agit d’une deuxième maison pour beaucoup d’étudiants.

Ah… Beaubourg! De quelle étrange structure externe te voila faite! Il faut une photo pour rendre compte de cet ovni au coeur de Paris.

Nombreux sont les gens étranges que vous rencontrerez sur le lieu. Il n’est pas des mieux fréquenté. Et pourtant, en y repensant, beaucoup d’étudiants disposent d’anecdotes loin d’être drôles sur le moment, mais qui les feront certainement rire plus tard, lorsqu’ils auront terminé leurs études.

  1. Qui n’a pas été vert de rage lorsque durant la queue à l’entrée, alors qu’il pleuvait et qu’il faisait froid, plusieurs personnes faisaient des passements de jambes pour vous doubler? 
  2. Qui n’a pas déjà senti des odeurs de fermentation lorsque durant ses révisions, une personne assise quelques places plus loin, avait retiré ses chaussures pour se mettre à l’aise?
  3. Qui n’a pas déjà eu une personne assise à côté qui ne sentait pas la rose, à tel point qu’elle pouvait vous enrhumer, mais surtout enrhumer vos neurones?
  4. Qui n’a pas déjà ri en voyant certaines personnes mettre du papier toilettes entre les écouteurs de la bibliothèque et ses oreilles pour regarder les télévisions à libre disposition.
  5. Qui ne s’est jamais fait reproché de parler un peu trop fort par ses voisins?
  6. Pour les fumeurs, s’est-il déjà passé une journée sans que quelqu’un sur le balcon vous taxe une clope?

Autant d’anecdotes qui peuvent faire sourire… N’hésitez pas à les raconter en commentaire. Beaubourg reste néanmoins un lieu de travail, avec une large gamme de livres selon les matières, des périodiques et un accès aux logiciels de recherches juridiques. Cette bibliothèque donne les moyens aux étudiants de travailler, alors n’hésitez pas si vous n’y avez jamais mis les pieds.

Pour finir sur le ton de l’humour, voici un petit conte que je surnommerai: La Petite Etudiante rouge, petite parodie du conte de Perrault. 

Il était une fois une petite étudiante parisienne, la plus jolie qu’on eût su voir ; elle semblait un peu folle, mais la bibliothèque dans laquelle elle étudiait était encore plus délurée. Cette étudiante adorait la couleur rouge et était toujours vêtue d’un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien, que partout on l’appelait la Petite Etudiante rouge.

Un jour sa mère lui ayant acheté le nouveau Code civl, lui dit : Va voir comme se porte ta bibliothèque, car tes connaissances en droit des obligations me semblent bien dépassées Portes-y ce Code et tes bouquins sur le sujet. La Petite Etudiante rouge partit aussitôt à sa bibliothèque, qui demeurait au centre de Paris. En passant dans le métro, elle rencontra compère Prince Charmant, qui eut bien envie de la manger ; mais il n’osa, à cause de quelques agents RATP qui étaient dans le wagon. Il lui demanda où elle allait ; la pauvre enfant, qui ne savait pas qu’il est dangereux de s’arrêter à écouter un loup, lui dit : Je vais à la bibliothèque réviser mes partiels.

Demeure-t-elle bien loin ? lui dit Prince Charmant. Oh ! oui, dit la Petite Etudiante rouge, c’est par-delà l’immeuble que vous voyez tout là-bas, près de l’épicerie Ed. Eh bien, dit Prince Charmant, je veux l’aller voir aussi ; je m’y en vais par ce chemin ici, et toi par ce chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera. Prince Charmant se mit à courir de toute sa force par le chemin qui était le plus court, et la petite fille s’en alla par le chemin le plus long, s’amusant à cueillir des journaux gratuits, à courir après des vélib’, et à faire des bouquets des petites fleurs qu’elle rencontrait.

Prince Charmant ne fut pas longtemps à arriver à Beaubourg ; il heurte : Toc, toc. Qui est là ? demanda le vigile. C’est le Petit Etudiant rouge (dit Prince Charmant, en contrefaisant sa voix) qui vient réviser ses examens. Le vigile sur son siège car fatigué de rester debout, lui cria : Tire-toi avant que je t’abime les chevillettes.

La Petit Etudiante rouge, quelque temps après, vint heurter à la porte. Toc, toc. Qui est là ? C’est la Petite Etudiante rouge. Après avoir vérifié rapidement son sac et l’avoir obligé à traverser trois fois le détecteur de métal, il la laissa entrer.

A peine fut-elle arrivée au premier étage qu’elle entendit une voix. C’était la voix-off qui prévenait contre les risques de vols dans la bibliothèque. La Petite Etudiante rouge étant un peu folle, elle crut que la bibliothèque lui parlait. Elle entama la discussion:

Chère bibliothèque, que vous avez de grands tuyaux? C’est pour mieux te réchauffer en hiver et mieux t’aérer en été mon enfant. Chère bibliothèque, que la queue est longue à l’entrée? C’est pour que les pigeons puissent mieux te viser mon enfant. Chère bibliothèque, que votre café au distributeur est cher? C’est pour t’alléger du poid de tes pièces mon enfant. Chère bibliothèque, que vous avez d’étranges personnes en votre sein? C’est pour mieux te divertir lors de tes révisions mon enfant.

Sourire aux lèvres, la Petite Etudiante rouge partit s’asseoir et fut rapidement absorbée par son droit des obligations.